Diagnostic
Le diagnostic repose sur une évaluation clinique complétée par des examens complémentaires. Les symptômes étant variables et peu spécifiques, un délai diagnostique de plusieurs années est fréquemment observé. L’OMS indique un délai moyen estimé entre 4 et 12 ans.
L’interrogatoire, centré sur les caractéristiques des douleurs et leur cyclicité, est essentiel. Les symptômes de l’endométriose sont très variables d’une personne à l’autre et ne sont pas nécessairement corrélés à la sévérité de la maladie ; la douleur peut également s’accompagner de manifestations psychologiques, notamment anxieuses ou dépressives.
L’imagerie, en particulier l’échographie pelvienne et l’IRM, joue un rôle central dans l’identification des lésions.
La laparoscopie, longtemps considérée comme l’examen de référence, n’est plus systématiquement nécessaire pour initier une prise en charge. Les recommandations actuelles privilégient une approche clinique et radiologique, permettant de débuter un traitement sans confirmation chirurgicale dans de nombreux cas.
Recommandations de la Société européenne de reproduction humaine et d’embryologie (ESHRE) sur l’endométriose
Proposez une échographie transvaginale à toutes les femmes ou personnes présentant une suspicion d’endométriose, même si l’examen pelvien ou abdominal est normal, afin :
- d’identifier les endométriomes ovariens et l’endométriose profonde, y compris lorsqu’elle touche l’intestin, la vessie ou les uretères ;
- d’identifier ou exclure d’autres pathologies pouvant être à l’origine des symptômes ;
- d’orienter la prise en charge et permettre une orientation vers un service approprié en fonction des résultats de l’échographie.
Le National Institute for Health and Care Excellence (NICE) recommande par ailleurs de ne pas réaliser de recherche de biomarqueurs dans le tissu endométrial, le sang ou les fluides menstruels ou utérins pour diagnostiquer l’endométriose.
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