Zolpidem (Stilnoct et génériques)
Le zolpidem (Stilnoct® et génériques) est une imidazopyridine hypnotique ayant une activité pharmacodynamique semblable à celle des benzodiazépines, indiquée pour le traitement à court terme de l’insomnie chez les adultes dans les situations où l’insomnie est débilitante ou cause une détresse sévère chez le patient.
Comme avec tous les hypnotiques, l'utilisation à long terme du zolpidem n'est pas recommandée. Le traitement doit être aussi court que possible. En général, la durée du traitement varie de quelques jours à 2 semaines avec un maximum de 4 semaines, y compris la période de sevrage.
La prolongation du traitement au-delà de la période maximale préconisée ne doit pas avoir lieu sans réévaluation de l’état du patient, car le risque d'abus et de dépendance augmente avec la durée du traitement.
En dépit des mesures visant à réduire leur utilisation (Pdf), la consommation de zolpidem et des benzodiazépines reste très élevée, notamment au Luxembourg (Pdf). Ces médicaments font l’objet d’un nomadisme médical important. Ils sont parfois détournés de leur usage et obtenus au moyen d’ordonnances falsifiées (zolpidem étant la 1e substance active la plus présente sur les ordonnances falsifiées identifiées au Luxembourg, en 2024).
Dans ce contexte, la DPM souhaite rappeler les risques et le bon usage de ces médicaments
Malgré une durée de prescription limitée dans le temps, une consommation pouvant s’étendre sur plusieurs mois, voire plusieurs années est souvent observée. Or, au-delà de quelques semaines, les risques d’effets délétères augmentent :
- Somnolence diurne,
- Chutes,
- Accidents de la route (conduite),
- Troubles de la concentration et de la mémoire.
Les patients sont rarement conscients des risques liés à une utilisation prolongée et des risques de dépendance aux benzodiazépines ou médicaments apparentés tels que zolpidem (également appelé Z-drug).
Les interactions sont également souvent sous-estimées. Des avertissements ont été émis ces dernières années quant aux effets indésirables graves (dépression respiratoire, coma, décès) en cas de combinaison d’opioïdes et de benzodiazépines ou Z-drugs, ou d’autres produits sédatifs (y compris l’alcool).
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