Les filles au Luxembourg perçoivent plus souvent l'impact négatif du COVID-19 que les garçons
Le nouveau rapport sur l’impact perçu de la pandémie COVID-19 ainsi que les tendances pour la période 2006-2022 relatives à l’état de santé de l'enquête Health Behaviour in School-aged Children (HBSC) Luxembourg a été publié. Axé sur l'impact perçu de la pandémie COVID-19 (globalement et par aspects spécifiques) et les tendances 2006-2022 relatives à l’état de santé, aux comportements et aux contextes liés à la santé, ce rapport est le cinquième d'une série de cinq publications thématiques, écrites sur la base de l'enquête de 2022.
HBSC est une collaboration de recherche internationale menée sous l'égide de l'Organisation mondiale de la santé - Bureau régional pour l'Europe et couvrant plus de 50 pays et régions d'Europe, d'Amérique du Nord et d'Asie. Au Luxembourg, l'étude HBSC est menée en collaboration avec le Ministère de la Santé et de la Sécurité sociale/Direction de la Santé, le Ministère de l'Éducation, de l'Enfance et de la Jeunesse, ainsi qu’avec le Centre for Childhood and Youth Research de l'Université du Luxembourg.
L'enquête est réalisée tous les 4 ans auprès d'élèves âgés de 11 à 18 ans. En 2022, 9.432 élèves provenant de 688 classes et 152 écoles ont participé à l'enquête HBSC Luxembourg.
Ce nouveau rapport présente les résultats relatifs à l’impact perçu de la pandémie COVID-19 ainsi que les tendances pour la période 2006-2022 relatives à l’état de santé.
Principales conclusions :
- Un impact (très) positif de la pandémie de COVID-19 a été rapporté plus fréquemment qu'un impact (très) négatif dans tous les aspects examinés. Toutefois, les proportions correspondantes varient considérablement en fonction des variables étudiées.
- La santé mentale et les performances scolaires sont les deux aspects les plus négativement affectés par la pandémie (32,5 % et 25,2 % respectivement), tandis que les relations avec la famille et les amis sont les aspects les plus positivement affectés (55,1 % et 54,1 % respectivement).
- Les filles, les adolescents plus âgés et les adolescents issus de familles peu aisées ont plus souvent fait état d’un impact (très) négatif que leurs pairs. Par contre, la perception d'un impact (très) positif était plus élevée chez les garçons, les jeunes adolescents et les adolescents issus d'une famille aisée.
- La perception de l'impact de la pandémie sur la santé mentale des adolescents a révélé un écart important entre les genres en faveur des garçons. Les tendances en matière de satisfaction de vie, et en particulier de symptômes psychosomatiques multiples, viennent confirmer les opinions des adolescentes selon lesquelles leur santé mentale a été particulièrement affectée par la pandémie de COVID-19.
Ces résultats peuvent indiquer que la majorité des adolescents ont fait preuve de résilience et ont puisé dans leurs propres ressources pour prévenir les effets négatifs à court et moyen terme de la pandémie. Toutefois, certains sous-groupes d'adolescents continuent d'être surreprésentés parmi les groupes ayant subi un impact (très) négatif.
Ces sous-groupes doivent être soutenus, en particulier pour prévenir les conséquences à long terme liées à la pandémie.
Rapport sur l'enquête HBSC Luxembourg 2022
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