Les filles au Luxembourg déclarent ressentir plus souvent la pression du travail à l'école que les garçons

Le rapport sur le contexte social de l'enquête Health Behaviour in School-aged Children (HBSC) Luxembourg a été publié. Axé sur le vécu scolaire, la communication avec les parents et le soutien social, ce rapport est le quatrième d'une série de cinq publications thématiques, écrites sur la base de l'enquête de 2022.

HBSC est une collaboration de recherche internationale menée sous l'égide de l'Organisation mondiale de la santé - Bureau régional pour l'Europe et couvrant plus de 50 pays et régions d'Europe, d'Amérique du Nord et d'Asie.

Au Luxembourg, l'étude HBSC est menée en collaboration avec le Ministère de la Santé et de la Sécurité sociale/Direction de la santé, le Ministère de l'Éducation, de l'Enfance et de la Jeunesse, ainsi qu’avec le Centre for Childhood and Youth Research de l'Université du Luxembourg.  

L'enquête est réalisée tous les 4 ans auprès d'élèves âgés de 11 à 18 ans. En 2022, 9 432 élèves provenant de 688 classes et 152 écoles ont participé à l'enquête HBSC Luxembourg.

Ce rapport présente les résultats relatifs au contexte social. 

Principales conclusions :

  • Les garçons et les adolescents les plus jeunes rapportent un meilleur vécu scolaire, une meilleure communication avec les parents et un meilleur soutien familial que leurs pairs. Par exemple, 66,6 % des garçons contre 45,4 % des filles et 72,2 % des adolescents de 11-12 ans contre 46,5 % de ceux de 17-18 ans ont déclaré ressentir (peu ou) pas de pression liée au travail scolaire.
  • L'aisance familiale et le profil migratoire présentaient des résultats plus nuancés. Alors que les adolescents issus de familles aisées et adolescents sans antécédents migratoires perçoivent davantage le soutien de leurs camarades de classe, les adolescents issus de familles peu aisées ainsi que les adolescents immigrés de première génération sont plus susceptibles de déclarer qu'ils aiment beaucoup l'école.
  • Par rapport à 2018, la plupart des indicateurs se sont détériorés. Par exemple, le nombre d'adolescents qui perçoivent un soutien élevé de leurs camarades de classe (2018 : 64,2 % ; 2022 : 57,3 %), de leur famille (2018 : 69,9 % ; 2022 : 61,4 %) et de leurs amis (2018 : 67,3 % ; 2022 : 61,4 %) a diminué.
  • En outre, ce rapport a examiné les expériences des adolescents non cisgenres. 3,2 % des adolescents se sont identifiés comme non cisgenres. Les résultats indiquent que le soutien de leur famille, de leurs amis, de leurs enseignants et de leurs camarades de classe est plus faible que celui de leurs pairs cisgenres, et que leur niveau de satisfaction et de bien-être dans la vie est moins élevé.

Ces résultats mettent en lumière la diminution de la plupart des indicateurs liés au contexte social. Les études futures devraient explorer davantage les résultats susmentionnés afin de mieux comprendre la dynamique du contexte social des adolescents ainsi que les modèles spécifiques qui ont émergé. En outre, la binarité des genres n’est plus une réalité dans notre société, et il est essentiel de mieux comprendre les besoins des personnes non cisgenres.

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