L’accident vasculaire cérébral : Appelez le 112, car chaque minute compte !
La Journée mondiale de l’accident vasculaire cérébral (AVC) a pour but de sensibiliser l’opinion sur ce grave problème de santé publique. Célébrée chaque année à la fin du mois d’octobre, elle permet d’informer le grand public sur l’importance de la prise en charge immédiate des victimes, dès les premiers symptômes (confusion mentale, problèmes d’élocution, troubles de la vue, trouble de la compréhension, vertiges, parésie ou paralysie d’une partie du corps ou d’un membre).
L’AVC, aussi appelé « attaque cérébrale », est une des principales causes de mortalité et d’invalidité et la deuxième cause de démence après la maladie d’Alzheimer, en Europe. Près de 25% des AVC surviennent avant 65 ans et le nombre de patients de plus en plus jeunes, hospitalisés pour un AVC, croît chaque année.
Reconnaître rapidement les symptômes, c’est sauver des vies et éviter des handicaps lourds
Les séquelles que l’AVC laisse, telles que la paralysie d’un côté du corps, des troubles du langage, de la vue, de la marche, constituent un fardeau lourd tant au niveau du patient que de la famille.
« En cas d'AVC, chaque minute compte! Il est dès lors important de savoir reconnaître rapidement les symptômes car la rapidité d’une intervention médicale peut contribuer à en limiter les séquelles.», rappelle la ministre de la Santé Paulette Lenert.
Le test FAST permet de se poser les bonnes questions pour repérer un AVC:
- F: Face = visage : Demandez au patient de sourire. Le sourire est-il asymétrique?
- A: Arms = bras : Demandez-lui de lever les deux bras. Un des deux bras tombe?
- S: Speech = parole : Faites-le parler ou répéter une phrase simple. A-t-il du mal à parler ou à articuler?
- T: Time = temps : Si le patient présente l‘un de ces signes, appelez immédiatement le 112 !!!
Prévenir l’AVC ?
Des études démontrent qu’il est aujourd’hui possible de prévenir, traiter et gérer les attaques cérébrales, en agissant sur les principaux facteurs de risque, à savoir : l’hypertension artérielle, le diabète, l’obésité, le tabagisme et la consommation nocive d’alcool. Les risques d'AVC peuvent être réduits grâce à l'adoption d'un mode de vie sain.
Optimisation de la prise en charge, éducation et sensibilisation
« L’AVC n’est pas une fatalité à laquelle on doit se résigner. Il y a le combat des équipes médicales et professionnelles qui sauvent chaque jour des vies, les efforts des chercheurs, cliniciens et scientifiques, qui reculent sans cesse les limites des connaissances et ouvrent la voie à de nouvelles prises en charge, l’éducation et la formation de la population qui progresse vers une meilleure conscience des facteurs de risque et des gestes qui sauvent », souligne Paulette Lenert.
Aussi, dans sa politique de santé publique, visant à une meilleure coordination entre les prestataires et les établissements et une véritable continuité entre la promotion de la santé, la prévention, les soins, la réhabilitation et l’accompagnement autour des besoins du patient, le ministère de la Santé attache une importance accrue au développement de la collaboration avec les différentes associations thématiques de patients émanant de la société civile pour mettre en place des campagnes de prévention et pour affiner les modalités et filières de prise en charge pour certaines maladies spécifiques.
Ainsi, les échanges avec des associations représentatives de patients, comme Blëtz asbl (https://bletz.lu/), permettent un véritable partenariat entre le patient et le système de santé.
Des informations supplémentaires sur l’AVC sont consultables sur le Portail Santé www.sante.lu.
À l’occasion de la journée mondiale de l'AVC, la ministre de la Santé, Paulette Lenert, s’adresse à la population à travers un clip vidéo.
Dernière modification le